A esplanada do absurdo – Artigo publicado no El País a 24/03/02

II y avait déjà beaucoup de monde sur l’esplanade contiguë à I’abrupt escatier d’accês. Les tentes des colporteurs se trouvaient de part et de I’autre, le Iong des murs, iI y en avait d’autres oú I’on vendait les animaux pour les sacrifíces, et ici et lâ, dispersés, les changeurs avec leur comptoir, dos groupes qui bavardaient, dos marchands quí gesticulaient, des gardes romains à píed ou à cheval chargés de la su,veillance, des Iitiéres sur les épaules dos esclaves, et aussi des dromadaires, des ânes ployant sous leur chargement, partout un vacarme de cris frénétiques entrecoupés de faibles bêlements d’agneaux et de chevreaux, certains étaient portés dans le bras ou sur le dos comme des enfants fatigués, d’autres étaient traïnés, la corde au coup, mais tous allaient à la mort sous le couteau et tous seraient consumés par te feu. Jésus passa par la saile des ablutions afim de se purifier, puis il gravlt l’escalier et, sans s’arrêter, iI tra versa la cour des Gentlls. iI entra dans la cour des Femmes par la porte située entre la saile des Huiles et la salte des Nazaréens et iI trouva ce qu’íl étaït venu chercher, les anciens et les scribes qu selon l’ancienne coutume, dissertalent là sur la lo répondaient aux questions et donnaient des conseils. II y avaít plusieurs groupes, le jeune garçon s’approcha du moins nombreux au moment précis oú um homme levait la maim pour poser une question. Le scribe acquiesça d’un signo et l’homme dit, Explique-moi, je te prie, s’il faut comprendre au pied de la lettre, dans toute leur significa tion, telles qu’elles ont été écrites, les leis que le Seigneur a données a Moïse sur te mont Sinaï quand iI promis que la paix régnerait sur notre terre et que persomne ne troublerait notre sommeil quand iI a annoncé qu’íl ferait disparaître de parmi nous les animaux nuisibles et que I’épée ne passerait pas sur notre terre et aussi que lorsque nous pourchasserions nos ennemis lis tomberaíent sous notre épée, cinq des vôtres en pourchasseront cent et cent des vôtres pourchasseront dix mille, a dit le Seigneur, et vos ennemis tomberont devant votre épée. Lo scribe regarda l’homme qui avait posé la question avec méfiance, ne serait-ll un rebeile inflltré envoyé ici par Juda le Gallléen pour empoisonner les esprits avec de malveillantes insinuations sur la passivité du Temple face au pouvoir de Rome, et iI répondit avec brusquerie et laconisme, Le Seígneur a dit cela quand nos péres étaient dans lo désert et qu’ils étaient poursuivis par les Égyptiens. L‘homme leva à nouveau la main, signo d’une autre question, Dois-je comprendre que les paroles que le Seígneur a prononcées sur lo mont Sinaï n’ont de valeur que pour ce temps-là, quand nos péres cherchaient la terre promise, Si tu as compris cela tu n’est pas un bon israélite, la parole du Seigneur a été, est, et sera valable en tous tem ps, passés et futures, la pardo du Seïgneur était dans l’esprit du Seigneur avant qu’il no parle et ele y demeure aprés qu’il s’est tu, Tu as dit toi-même ce que tu m’interdis de penser, Que penses-tu, Que le Seigneur accepte que nos épées ne se lèvent pas contre la force qui nous opprime, que cent des nôtres n’osent pas s’aventurer contre cinq des leurs, que dix mIlo Juifs doivent courber la tête devant cent Romains, Tu es dans le Temple du Seigneur et pas sur un champ de bataílle, Le Seigneur est le díeu dos armées, Mas souviens-toi que lo Seigneur à imposé ses conditions, Les quelles, Si vous observez mes bis et pratiquez mes préceptes, a dit lo Seigneur, Quelles bois n’avons-nous pas observées et quels précepts n’avons-nous pas pratiqués pour que nous devions tenir pour justo et nécessaíre, comme un chá timent de nos péchés, la domínation de Rome, Le Seigneur le sait, lu Oui le Seigneur le sait, combien de fois I’homme péche sans le savoir, mais expllque-moi pourquci le Seigneur se sert du pouvoír de Rome pour nous punir au lieu de le faire directement, face à face avec ceux qu’il a choisis pour en faire san peuple, Le Seigneur connaît ses fins, le Seigneur choisit ses moyens, Veux-tu dire alors que c’est la volonté du Seigneur que les Romains commandent en Israël, Oui S’i1 en est comme tu dis, naus devons en conclure que les rebeiles qui luttent contre les Romains luttent aussi contre le Seigneur et contre sa volonté, Ta conclusion est erronée, Et toi tu te contredis, scribe, Le vouloir de Díeu peut être un non-vouloir, san nonvouloir sa volonté, Seul le voulofr de l’homme est le vrai vouloir et iI n’a pas d’importance devant Dieu, C’est la vérité, Alors, l’homme est fibre, Oui, pour pouvoir être châtíé. Un murmure parcourt l‘assistance, certains regardèrent celui qui avait posá les questions, nul doute pertinentes à la pure lumiàre dos textes mais politiquement inopportunes, ils le regardàrent comme si c’etait lui, justement, qui devait assumer tous les péchés d’lsraël et payer pour eux, les soupçonneux, eux, d’une certame façon étaient soulagés par lo triomphe du scribe, qui recevait les compllments et les louanges avec un sourire de satisfaction. Súr de lui, le maître, regarda autour do 1ui, sollicitant une autre intorpeilation, commo lo gladiateur qui, tombant sur un adversairo chétif, en réclame un autre d’une carrure plus imposant, susceptible de lui apporter une plus grand gloire. Mais un homme levait la main, une autre question s’annonçait, Lo Seignour a parlé a Moïse et lui a dit, L’étrangor qui reside parmi vaus sara traité comme un de vos compatriotas et tu l’aimoras comme toiméme, car vous avez été das étrangers en terra d’Égypte, voilà co que lo Seigneur à dit à Moïse. II n’ocheva pas car lo scribe, tout chaud encare de sa première victoire, l’interrompit avec ironie, Je suppose qu’il n’est pas dans ton intention de me demander pourquoi nous ne traitons pas les Romains comme des compatriotes à nous puisqu’ils sont des étrangers, Je te le demanderais si les Romains nous traitaient comme des compatriotes à eux, sans que nous nous préoccupions ni les uns ni les autres d’autres bis et d’autres dieux, Toi aussi tu viens ici pour provo quer la colére du Seigneur avec des interprétations diaboliques de sa parole, interrompit le scribe, Non, je veux simplement que tu me dises si tu penses vraiment que nous observons la parole sainte quand les étrangers sont étrangers non pas au pays dans lequel nous vivons, mais à la reilgion que nous professons, A qui te réfères-tu en particulier, A certains aujourd’hui, à beaucoup dans le passé et peut-être à davantage encore demain, Sois clair, s’il te plaît, car je ne peux pas perdre mon temps avec des énigmes et des paraboles, Quand nous sommes venus d’Égyte, d’autres nations qu’il nous a fallu combattre vivaient sur cette terre que nous appebons Israel, en ce temps-là c’est nous qui étions les étrangers et le Seigneur nous a ordonné de tuer et d’anéantir ceux qui s’opposaient à sa volonté, La terre nous avait été promise mais il fallait la conquérir, nous ne l’avons pas acheté et elle ne nous a été non plus donnée en cadeau, Et maintenant nous vivons sous domination étrangére, la terre que nous avions faite nôtre a cessé d’être nôtre, L’idée L’idée habite éternellement dans l’esprit du Seigneur, voilà pourquoi oú que se trouve son peuple, qu’íl soit réuni ou dispersé, là se trouve l’lsrael terrestre, D’oú l’on peut déduire, je suppose, que partout où nous serons, nous les Juifs, les autres hommes seront toujours des étrangers, Aux yeux du Seigneur, sans aucun doute, Mais l’étrarzger qui vit avec nous sera, selon les mots du Seigneur, notre compatriote et nous devons l’aimer comme nousmêmes parco que nous avons êté dos étrangers en Égypte, Lo Seigneur l’a dit, Je conclus alors que l’étranger que nous devons almer est celui qui, vivant avec nous, n’est pas assez puissant pour nous opprimer, comme le font aujourd’hui los Romains, Ta conclusion est bonne, Réponds maintenant à la question suivante selon ce que tes lumiéres te conseílleront, si un jour nous parvenons à être puissants, le Seigneur nous permettra-t-il d’opprimer les étrangers que ce même Seigneur nous a ordonné d’aimer, lsraël no pourra vouloir que ce que veut le Seigneur et le Seigneur, du fait qu’il a choisi ce peuple, voudra tout ce qui est bon pour lsraël. Même si cela veut dire no pas aimer qui on devrait aimer, Oui si telle est finalement sa volonté, Celle d’lsraël ou ceile du Seigneur, La volonté de tous les deux, car lis sont un, Tu no violeras pas le droit de l’étranger, a dit le Seígneur, Quand l’étranger à un droit et quand nous le fui reconnaissons, dit lo scribe.

Exigem as convenções regedoras da falsa modéstia literária que o escritor faça acto de contrição e se desculpe perante o leitor de cada vez que, quer para avigorar a sua argumentação, quer por se reconhecer incapaz de enunciar com maior precisão algo que antes tivesse já expressado, resolve ceder à tentação de se citar a si mesmo. Igualmente lhe convém pedir desculpa se a dita citação for demasiado longa, sendo no entanto indiferente, em tal caso, que seja de sua própria autoria o passo transcrito ou que provenha da pena de um colega. É pois em acatamento às ditas convenções que começo por pedir duplamente perdão ao leitor: primeiro, por me haver copiado, depois, por fazê-lo tão extensamente. O largo intróito que aí ficou (e que excede quatro páginas…) é parte de um capítulo do meu romance O Evangelho segundo Jesus Cristo, obra que pretendeu ser, como o título aproximadamente prometia, uma outra “vida” de Jesus, das mais de seiscentas que nos últimos duzentos anos foram publicadas… Que se está narrando nesse capítulo? Que depois de descobrir que havia sido o único a escapar à matança das crianças de Belém, o primogénito de José e de Maria, na idade de treze anos, abandona a casa paterna e vai ao Templo com o objectivo de interrogar os anciãos sobre o sentido da responsabilidade e o alcance da culpa, em particular se é inevitável que o filho esteja condenado a herdar para todo o sempre a culpa dos pais, culpa essa que, no caso que nos interessa, teria consistido em um delito de omissão cometido por José, porquanto, apesar de ter sido advertido a tempo pelo anjo de que os soldados iriam descer a Belém para matar, não lhe passou pela cabeça a ideia de avisar os vizinhos do perigo que ameaçava os filhos, uma vez que o malvado Herodes, não podendo obviamente identificar a criança que, segundo os magos, estaria destinada a ser rei de Israel, forçosamente ordenaria que as eliminassem a todas, única maneira de assegurar-se de que o trono não lhe viria a ser disputado no futuro. (Observe-se, a propósito, aprofundando um pouco o delicado assunto, que, à luz do simples senso comum, era redondamente impossível que Jesus pudesse ser morto em Belém. Um minuto de ponderação bastará para compreender que Deus nunca iria enviar o seu próprio e único filho a salvar a impenitente humanidade para o ver morrer assassinado aos poucos dias ou semanas numa obscura aldeia palestina, quando o infante ainda nem teria podido articular a primeira sílaba da sua mensagem redentora…). Depois de o segundo homem perguntador, vencido, porém não convencido, se ter retirado do debate, Jesus irá enfim interrogar o escriba, mas, porque a resposta que lhe será dada não é indispensável tanto à matéria como às intenções desta reflexão, prefiro deixá-la em suspenso, embora precisamente as culpas e as responsabilidades decorrentes do nosso viver, tanto as directas como as desviadas, tanto as assumidas como as mascaradas, sejam, como sabemos, uma presença constante em todos os nossos actos e palavras.

Falemos de imagens inesquecíveis. Guardo na memória, por exemplo, o primeiro sapo que vi, a penugem macia da asa de um morcego, uma cobra a despir-se da pele, os ramos de uma faia movidos pelo vento sob o luar, um vale verdejante perto de Vinhais, no Norte do meu País, o rosto de uma cigana, um pôr-do-sol em Lanzarote, a porta que Miguel Ângelo desenhou para a Biblioteca Lourenciana, um Descimento da Cruz de Antonio de Crestalcore, o tímpano de Moissac, um retrato de Rembrandt, a neve na cordilheira andina, as montanhas de Machu Pichu… Como qualquer outra pessoa guardo na memória muitas outras imagens belas ou comovedoras, mas também algumas horríveis, algumas repugnantes, algumas insuportáveis. Tomo aqui duas destas e deixo ao critério do leitor decidir em qual daqueles grupos, ou se em todos eles, as quer incluir. A primeira imagem mostra um soldado martelando a mão direita de um homem que outros dois soldados imobilizam. O soldado é israelita, o homem a quem ele está a partir os ossos é um palestino que tinha sido apanhado a atirar pedras. A segunda imagem mostra uma cabeça vista por trás e duas mãos que a seguram e levantam ao ar, numa o Corão, na outra um fuzil automático. Estas mãos e esta cabeça são de um palestino. Não tenho qualquer imagem de mãos hebreias a levantarem o rolo da Tora, mas suponho que os fuzis andarão a fazer-lhe as vezes, que é em nome da Tora que as armas do exército israelita estão a ser disparadas, como tinha sido também em seu nome que se esmagaram ossos de palestinos no tempo da primeira Intifada. E, escusado será dizer, é em nome do Corão que o fuzil palestino disparou, dispara e disparará.

Não importa que o Senhor tenha recomendado a Moisés: “L’étranger qui réside parmi vous sera traité comme un de vos compatriotes et tu l’aimeras comme toi-même, car vous avez été des étrangers en terre d’Égypte”; não importa que o segundo homem daquele capítulo do meu romance tenha perguntado: “Je veux simplement que tu me dises si tu penses vraiment que nous observons la parole sainte quand les étrangers sont étrangers non pas au pays dans lequel nous vivons, mais à la religion que nous professons”; não importa que ele tenha recordado a palavra imperativa do seu Senhor: “Tu ne violeras pas le droit de l’étranger” – sempre houve e haverá um político, um militar ou um escriba pronto a dar-lhe a implacável resposta: “Quand l’étranger a un droit et quand nous lui reconnaissons”. Para os sucessivos governos de Israel, para cinquenta por cento da população israelita, provavelmente para a maior parte dos judeus no mundo, e também para os muitos países da comunidade internacional que, na prática, por evidentes ou obscuras razões, estão comprometidos com a política xenófoba de Israel, tudo se vem passando como se aos Palestinos não lhes assistisse nem o simples direito à existência pessoal e colectiva. A condição extrema de estrangeiro na sua própria terra a que desde há longos anos se encontra reduzido o povo palestino não bastou para que lhe fosse reconhecido aquele direito que Jeová expressamente havia especificado a Moisés: “Tu l’aimeras comme toi-même”. O segundo homem tinha alguma razão quando disse: “Je conclus alors que l’étranger que nous devons aimer est celui qui, vivant avec nous, n’est pas assez puissant pour nous opprimer”. Creio que de isto se trata realmente. Palestinos e Israelitas têm nascido, vivido e morrido sobre um pedaço de terra que é, para todos eles, não só a realidade de um presente e a possibilidade de um futuro, mas também algo a que chamarei o espaço inalienável de um passado; a metralha com que têm andado a exterminar-se revolve do mesmo chão a poeira em que se tornaram os antepassados de uns e de outros (incluindo aqueles que desde Abraão lhes foram comuns…), mas isso não os liberou, até hoje, mutuamente, da vontade irreprimível de oprimir e do temor igualmente irreprimível a ser oprimido. Os laços que historicamente os mantiveram e mantêm atados ao preconceito, à vingança e ao ódio foram, e continuam a ser, mortalmente moldados e temperados pelas religiões respectivas na sua mais fanática expressão. A irredutibilidade religiosa não é com certeza a menor das causas do interminável conflito que vem opondo, gerações após gerações, Israelitas e Palestinos. Cidade a que durante milhares de anos se tem dado o cognome de Santa ou Sagrada e que um dia, inevitavelmente, quando da passagem do homem pelo planeta não restarem mais do que escombros e desolação, se achará igualada ao mais anónimo dos muros derrubados, Jerusalém nunca foi, paradoxalmente, um lugar de paz. Ou, afinal, não tão paradoxalmente assim. Já é tempo de reconhecer que as religiões, todas e cada uma delas, jamais serviram para congraçar os mesmos seres humanos que as inventaram, e que, pelo contrário, foram e continuam a ser fontes de intolerância, raízes de coacção, máquinas de sofrimento e tortura, motores permanentemente lubrificados de genocídios. Se não me engano foi Paulo de Tarso quem disse em uma das suas melhores horas de lucidez: “Creio porque é absurdo”. À luz dos actuais acontecimentos na Palestina e de outros de igual teor no resto do mundo, não penso que seja abusar do sentido da particularíssima relação entre causa e efeito estabelecida por aquela afirmação propor à consideração do leitor a ideia de que em matéria de crença pelo absurdo ainda não saímos do primeiro século da era cristã…

A esplanada que o adolescente Jesus atravessou para aceder à escadaria do Templo não é a que se menciona no título deste artigo. A esplanada do absurdo (esse absurdo que parece ser, segundo Paulo de Tarso, condição da crença) é a Esplanada das Mesquitas, um dos lugares santos do islão em Jerusalém, na qual se encontra também o que resta do antigo templo de David, sobre os quais os sectores ortodoxos hebreus pretendem construir um novo santuário e estabelecer um Estado teocrático judaico. A deliberada provocação de Ariel Sharon, dirigente máximo do partido nacionalista Likud, ao visitar, num propósito de reivindicação do lugar em nome do judaísmo, a Esplanada das Mesquitas, veio acrescentar à obstinada luta do povo palestino pela sua independência um elemento de exacerbação religiosa que logo se converteu em insurreição geral. É a nova Intifada, quase quatrocentos mortos e dez mil feridos até à data. Umas paredes levantadas a que deram o nome de mesquita de Omar, umas pedras velhas a que chamaram templo de David, eis quanto bastou para que em nome de Deus (mas que Deus? haverá um Deus para os Judeus e outro Deus para os Palestinos? Deus, a existir, não será necessariamente único? Deus continuará a ser Deus se se extinguir a espécie humana? e, se continua, continua para quê? para quem?) – repito, bastaram essas paredes e essas pedras, vindas, como tudo, do princípio do mundo, para que aos olhos de Deus todos os crimes se tornassem legítimos, e não só legítimos como justos, e não só justos como imperativos? Se a razão e a fé é para isto que servem, não seria melhor que enlouquecêssemos todos?

Digam os teólogos o que disserem, matar em nome de Deus será sempre fazer de Deus um assassino. Digam os teólogos o que disserem, nenhum Deus que se respeitasse consentiria que um ser humano perdesse a vida por ele. Digam o que disserem os políticos, os militares, os doutores dos templos. E os escribas.

José Saramago

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